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October 13 AINSI PARLAIT LE SINGE (CI; 1-6)Le vent souffle où il veut ; tu entends sa voix mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. Evangile selon Jean Chapitre VI Icare… 3 jours plus tard… - « Quand ma secrétaire m’a dit qu’une jolie jeune femme voulait obtenir un rendez-vous avec moi… J’ai tout d’abord cru qu’il s’agissait d’une de mes étudiantes. Une gamine qui venait me faire de l’œil pour que je lui valide un projet sans importance… - Est-ce que cela vous arrive souvent ? L’homme passa une main dans ses cheveux et se plongea dans la contemplation de la mêche grisonnante qui tombait devant ses yeux. - De moins en moins… Il souria. Et je crois que cela ne va pas aller en s’arrangeant ! Puis se redressant sur sa chaise. Mais vous n’êtes pas ici pour que je vous valide un projet, n’est-ce pas mademoiselle… - Darieux, Valérie Darieux, je suis chargé de mission auprès du ministère de la recherche, qui m’envoie pour... - Le ministère se rappelle encore que j’existe ? C’est très curieux, nous ne nous sommes pas quitté en très bon termes. - Disons qu’il y a des personnes, au ministère, qui ont retravaillé sur certains de vos rapports, et que les idées que vous y mentionez ont attisées notre curiosité. Nous avons donc décidé de venir vous en parler professeur Simon. - Vous parlez le chinois mademoiselle Darieux… - Docteur ! Je… Excusez-moi, je suis docteur en médecine… - Je croyais que vous étiez chargée de mission… Mais l’un n’empêche pas l’autre il est vrai… vous ne m’avez pas dit votre spécialité. - Je suis neurologue de formation, mais je prends aussi d’autres responsabilités. Simon jetta un regard surpris vers la jeune femme. - Ha ? - Je voudrais vous parler de ce qui m’amène professeur. - Ce n’est pas ce que nous étions en train de faire ? - Non je ne crois pas. Le ton était sec et sans appel. Quelques secondes s’échappèrent dans un silence lourd. Simon pris une profonde inspiration. - Et de quoi un docteur chargée de mission par le ministère de la recherche voudrait s’entretenir avec moi ? - Je travaille à la section PM du ministère. Il se peut… nous pensons avoir trouvé quelque chose. A propos… Simon se pencha brusquement au dessus de la table qui les séparait, son nez touchait presque celui de Darieux. Il baissa la voix… - Docteur ! La section PM à été dissoute il y a quatre ans. Je suis bien placé pour en parler ! - Je vous en prie professeur, écoutez-moi… Il y a plusieurs choses que vous ne savez pas… Et pour, ce dont je voudrais vous parler, il est important que vous me laissiez finir. Simon repassa une main dans ses cheveux, ses doigts ne quittaient plus la mèche grise, il semblait extrêmement mal à l’aise… - Je vous écoutes… - La section PM n’a pas été dissoute… - Comment ça ? - Professeur écoutez-moi ! Darieux n’avait pas haussé la voix. Froide et sèche. Elle n’a jamais été dissoute, il vous l’on dit le jour où ils ont décidé de vous virer… je sais, c’est déguelasse mais c’est comme ça. Une fois que vous avez été évincé, ils ont mis quelqu’un d’autre à votre place et les recherches ont recommencées de plus belle. Le visage de Simon exprimait une colère qu’il avait du mal a contenir, son regard était devenu dur. - Bande de salopards, les chiens ! Ils savaient ! Ils m’avaient dit que c’était impossible, que ça ne mènerait jamais à rien… Mais ils savaient que je tenais quelque chose… Et ils m’ont dépossédé de mes travaux ! Il sorti une cigarette du paquet de Gauloises posé sur la table et l’alluma nerveusement… Abassourdi. - Et puis-je savoir qui m’a remplacé à la tête du service ? Darieux n’avait pas bougé, elle regardait fixement l’homme qui se tenait devant elle. Elle avait pensé, un instant, juste avant de venir, qu’elle aurait peut-être peur. Du moins qu’elle serait impressionée. A présent elle savait qu’il n’en était rien. - C’est moi bien-sûr, je ne serais pas là autrement… Elle l’avait dit clairement, elle n’avait aucun doute. Aucun doute quand à sa supériorité. Simon était stupéfait. - Docteur Darieux, sans vouloir vous manquer de respect je commence à trouver la situation de plus en plus déplaisante. Ne le prenez pas mal mais je ne désire pas rester plus longtemps en votre compagnie… Je… Je ne vous salue pas docteur ! Le professeur Simon se leva d’un bond, comme si il venait de se rendre compte qu’il y avait le feu chez lui. Il faisait des gestes désordonnés qui ne servaient pas à grand chose, pour passer ses bras dans les manches de sa veste en cuir. Darrieux ne pu s’empêcher de le trouver un peu pathétique. Mais elle n’était pas venue pour ça. - Nous avons trouvé ce que vous cherchiez professeur Simon. - Je ne cherche plus rien mademoiselle Darrieux, juste a enfiler cette veste et à m’en aller d’ici le plus vite possible… - Vous ne m’avez pas comprise professeur… Nous avons trouvé Icare. Simon se retourna brusquement, puis il cessa de s’agiter, ses yeux n’étaient qu’incompréhension… - Qu’est-ce que vous venez de dire ? - Vous avez très bien entendu professeur… Il semblerait que nous ayons trouvé Icare. TrackbacksThe trackback URL for this entry is: http://athanaelcesco.spaces.live.com/blog/cns!245165012088E9CC!674.trak Weblogs that reference this entry
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